Une équipe de chercheurs franco-britannique a découvert la responsabilité d'un nouveau gène dans le développement de diabète de type 2. Celui-ci joue un rôle clé dans le réglage de notre horloge biologique.
Plus de 300 millions de personnes dans le monde, dont 300.000 en France, souffrent de diabète de type 2. Cette maladie également appelée "diabète insulinorésistant" se manifeste lorsque apparait dans l'organisme une résistance l'insuline, l'hormone qui sert normalement réguler le taux de sucre dans le sang. La glycémie est alors régulièrement trop élevée, présentant un risque pour les tissus. Contrairement au diabète de type 1, cette forme survient classiquement chez les individus adultes partir de 40 ans mais est favorisée par plusieurs facteurs notamment l'obésité. Néanmoins, c'est sur un autre facteur de risque que des chercheurs ont concentré leurs recherches : les troubles du sommeil.
En effet, depuis plusieurs années, les scientifiques ont identifié qu'un mauvais sommeil augmentait le risque de devenir diabétique, sans pour autant savoir pourquoi. Mais aujourd'hui, une partie du mystère semble avoir été levée. L'équipe franco-britannique menée par des chercheurs de Lille vient d'établir la responsabilité d'un gène clé baptisé MT2 et jouant un rôle clé dans la synchronisation de notre horloge biologique. Ce gène code en fait pour le récepteur l'hormone appelé mélatonine et produite par l'épiphyse du cerveau. La mélatonine, également appelée hormone de la nuit, joue le rôle de "gardien" de l'horloge biologique qu'elle synchronise avec la tombée de la nuit, explique le Pr Philippe Froguel qui a dirigé les travaux.
Pour aboutir ces conclusions, les chercheurs ont séquencé le gène MT2 chez 7.600 diabétiques et sujets normaux. Ils ont ainsi identifié 40 mutations rares qui modifient la structure protéique du récepteur de la mélatonine que l'on trouve dans le (...)